Septembre. Mois des bonnes résolutions. Je n'échappe pas à la règle... Comme si la rentrée sonnait l'arrivée d'une nouvelle année. Déformation professionnelle? En tous cas, j'ai envie de commencer de nouvelles activités.

Fin août, en déambulant dans la ville, j'ai été alertée par une pancarte sur la devanture d'une mercerie. Cours de tricot, le samedi matin, de 9h30 à 12h.

Instant de nostalgie. Pendant ma grossesse, j'avais essayé de m'y mettre, rêvant aux petits chaussons et autres pièces de layette que je pourrais réaliser pour Petite Cigogne. Le rêve avait duré le temps d'une pelote. Seule, avec un livre pour tout soutien, j'avais rapidement revu mes prétentions.

Et puis, en regardant la nouvelle collection de Catimini, je me suis dit encore une fois que les prix étaient trop élevés et que je devais bien être foutue de faire une écharpe et un bonnet, non?

J'ai cherché un modèle qui me plaisait, et le samedi suivant, je suis entrée dans la boutique.

Une femme d'un certain âge m'a accueillie, sympathique mais qui ne s'en laisse pas compter. Elle m'a présentée aux autres dames avec qui j'allais passer mes samedis matins, mes matins "tricot". Un microcosme étrange et adorable, de la veuve déjantée à la mamie gâteau, qu'émaille deux ou trois plaisanteries égrillardes d'alsaciennes pur jus.

Ça tricote et ça parle: de la crise, ma pauv'dame, du retour de Sarko (mais qui peut donc encore voter à gauche???? Je souris souvent à cette remarque mais ne dis rien), des maris, des petits enfants dont on est si fier, des maladies d'untel et de teckels à poils ras.

Evidemment, le temps a confirmé ce que je pensais... je n'ai aucune prédisposition pour le tricot. Mais je suis tout de même fière de te présenter, en exclusivité mondiale, ma première oeuvre (qui, oui, ne ressemble pas vraiment au modèle, arrête de chipoter)!

Et comme Petite Cigogne est une chanceuse, je ne compte pas m'arrêter là et je commence un bonnet, hahahahahaha (rire démoniaque).

Pauvre gosse, heureusement que le ridicule ne tue pas!